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28 décembre 2007 5 28 /12 /décembre /2007 14:30

A qui s'oublie et se retrouve
En chemin, sur le sable des dunes.
Au loin la mer qui fredonne, avec des oiseaux dont on entend les cris.
Sauvage et vagabonde, parmis les herbes blondes,
Sensuelle au gout de sel
Sirène qui sort de l'onde
Cruelle qui se sait belle...
Danse sur les rochers de satin
Ondule tes fesses et tes seins
Comme une plume posée sur ta tempe
Ondule, et ne regrette rien...
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20 juin 2007 3 20 /06 /juin /2007 23:42


Je déploie avec grâce mes ailes de transparence

Derrière mon vol, la ville s’est endormie

Je les laisse à leurs rêves du haut de mes errances

Ils ne me changeront pas, j’ai gagné, c’est fini.

 


J’étais descendue au cœur des choses cachées

J’avais plongé, pour comprendre, pour me lier

A l’infini battement secret du cœur du Monde

Qui jouait dans mon âme comme les tambours de l’ombre

 

En apnée, sous ses flots enfermée

J’ai vu les vies se faire et se défaire…

Mais après quinze années, quand je suis remontée,

En  moi le cœur du Monde continuait de chanter

 

C’est pourquoi aujourd’hui, toutes ailes déployées

J’accueille mes amis qui n’ont pu me changer

Dans la nuit qui s’écoule je leur fais écouter

Du Monde, avec moi, les battements secrets…


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27 avril 2007 5 27 /04 /avril /2007 11:13

Vieux de dix ans, écrit dans mes premières années aux Beaux-Arts, ce poème satanique est inspiré d'une phrase tirée d'une chanson de hard rock que j'ai reprise pour titre. Bien que je le trouve un peu sulfureux et pas franchement en accord avec mes convictions personnelles, j'ai pensé qu'il avait sa place ici. Cet eprit provoc', c'est tout moi il y a dix ans...

 

 

 


Je suis un ange tombé du ciel

Sous la coupe de Lucifer

Et ton offense à mes mamelles

Me fait sortir de ma tanière.

 

Je suis un ange tombé du ciel

Et perverti par les enfers

J’y prends mon plaisir dans le fiel

En jouissant de vapeurs amères

 

Mon corps est une chienne lubrique

Qui dévore l’intérieur des âmes

Et de mon vieil esprit cynique

Sort la sourde hurlance des flammes

 

Je suis un ange tombé du ciel

Vivant de sexe et de luxure

Etourdi de tourments éternels

Tel une suintante blessure

 

Lucifer, mon maître incontesté

Veut que j’aille retrouver le Père

Lui dire ses quatre vérités

Sur l’abominable planète Terre

 

Je suis un ange tombé du ciel

Un ange déchu, artificiel

Une vieille loque excentrique

Un immondice très érotique

 

Parfois, pourtant, nostalgique

J’aspire à quitter ce monde lubrique

Et m’enfourchant dans un coin chaud

J’oublie ce sentiment idiot.

 

Laissez-moi donc hurler mon destin

Laissez-moi dans mon sale chemin

Je suis mauvais et immortel

Mon destin est d’être cruel

 

Je n’ai pas peur, je suis un roi

Un empereur dictant ses lois

Et si je suis bon quelquefois

C’est que le démon dort en moi

 

Je les ferais souffrir si je peux

Ils en passeront par mes vœux

Je les torture délicatement

Pour en faire des humains rampants

Ils deviendront comme moi

Des êtres sans foi ni lois

Ils oublieront même leurs âmes

Brûlés qu’ils seront par les flammes

 

Je suis un ange tombé du ciel…

 

 

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20 mars 2007 2 20 /03 /mars /2007 22:47


    Quand j'en aurais fini de toutes mes rêveries

    Qu'enfin je serais Femme et que tu seras Homme

    Quand je te parviendrais à force de féerie

    Et que le monde entier pourra voir qui nous sommes

    Quand ma langue fera naître entre tes lèvres avides

    L'éphémère sensation du bonheur accompli

    Et que mes chants brûlés d'années insipides

    Sortiront de ma gorge comme un voile qu'on déplie

    Quand seront satisfaits tous nos besoins d'encore

    Que je serais ta Reine parée de mille couronnes

    Quand seront découverts de fabuleux trésors

    En nos seins, en nos âmes, en toutes nos personnes

    Quand je pourrais te dire, sans que m'effleure le doute

    Mon amour, je délire, d'avoir trouvé ma route

    Quand je prendrais ta main pour accoucher l'enfant

    Et plongerais dans le tien mon regard si confiant

   Alors je saurais, là, sans qu'aucun doute m'effleure

   Que j'ai bien fait d'attendre qu'enfin vienne ton heure


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12 mars 2007 1 12 /03 /mars /2007 09:43

 

Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou, perdre d'un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre
Et, te sentant haï sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leur bouche folle,
Sans mentir toi-même d'un seul mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n'être qu'un penseur ;

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors, les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront
à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire,

                            Tu seras un Homme, mon fils.

 

Rudyard Kipling

 

 

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11 mars 2007 7 11 /03 /mars /2007 23:08

 

A la terrasse d’un café, assise dans ma bulle, oubliée,

Je passe du temps à réfléchir et ne fais plus que penser.

J’ai le droit d’être comme tu me vois, et bien d’autres…

D’autres fois, d’autres filles, d’autres moi, mes autres…

 

A la terrasse de mon café, assise en travers de ma tasse,

Je te vois au loin danser sur tes grandes échasses.

Tu danses pour oublier, pour fuir, tu en es las.

Je glisse sur la cuillère, me perds dans la théière, la casse.

 

Ton regard glisse à travers moi comme si je n’étais pas

Comme une fée éthérée, je disparais à toi

Ta main tendue pour me toucher se ferme sur mon bras

Mais il s’est fait fumée, et puis il n’est plus là

 

A la terrasse de mon café, je suis enfin levée

Je te vois disparaître, une femme à ton bras

Et l’avenue s’arrête, cadencée par ton pas

Mes yeux, à leurs fenêtres, se gorgent entiers de toi

 

En sortant de ma théière, je me suis aperçue

Que jamais au grand jamais, je ne t’avais entendu

Me dire droit dans les yeux, sans mentir, sans effroi

« Vas t’en… tu ne comprends pas ? Tu n’es personne pour moi »

 

J'ai fini par disparaître, quand même, au bout du Temps

J'avais bien cru te reconnaître, mais tu n'étais que le Vent

J'ai refermé le livre d'images où mon esprit va chantant

Suis repartie vers d'autres pages, où je me perds moins souvent

 

A la terrasse de mon café, j'avais fini par disparaître

Seules quelques mouches pressées voyaient encore mon Etre

Savez-vous donc, mes bons amis, ce qui tue encore les fées ?

C'est l'indifférence et l'ennui, noyés au fond d'une tasse de thé

 

 

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6 mars 2007 2 06 /03 /mars /2007 00:21


Je cours, joyeuse, vagabonde

L’air, autour de moi, se tisse de mes ondes

En dentelles de joie, inonde

La course de mes pas : je tisse mon monde…

 

Je cours toujours, course folle

Je tisse les Destins, en grande farandole

Je cours, Liberté, mon idole

J’enjambe cent mille vies, je cours comme une folle…

 

Dessous moi, la prairie, verte

Si verte, beauté mouvante des esprits

Partout les herbes se plient

Couchées par mes errances et mes danses infinies…

 

Dans mes mains, des destins,

Des karmas, des vies, à peine amorcées, à peine accomplies

Comme des cailloux roulent enfin

Sur ma voix, je suis la Déesse du Matin !!!

 

Puis, fracas, tintamarre, mystère

Un clairon inconnu, lointain, proche pourtant de ma sphère

J’ouvre un œil, puis deux, misère…

Et rageusement j’écrase le réveil matin sur mes douces chimères…


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5 février 2007 1 05 /02 /février /2007 22:42


Avec un cœur si grand

Qu’il déchire les nuages,

Avec un cœur si fou

Qu’il en devient si sage,

Un cœur tout innocent

Qui s’ouvre en partage

De la terre et du sang

Comme un doux héritage

 

Et puis qui sait ce qu’aimer veut dire ?

Qui peut en décrire les contours sans folie ?

Et qui peut en trouver les buts sans génie ?

Tributaire des corps qui passent à l’Ouest,

Envolée des cœurs qui glissent du Nord,

Ecrasée par ceux qui viennent du Sud,

Oubliée par l’Est, oubliée encore…

 

Et qui sait mesurer le poids de l’indifférence ?

Qui donc peut la saisir, la mettre dans une balance ?

Et qui peut en déduire le poids de mes errances

Et le multiplier par celui de mes chances ?

Il n’y a que l’ange, son cœur. Oui, seul son cœur le peut.

 

Ange bleu, cœur pur,

Poésie qui claque dans un murmure…


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2 février 2007 5 02 /02 /février /2007 18:12

En invitant l'improbable à mon bord
Je partage avec lui mes doutes et mes trésors
Le temps s'écoule alors, lenteur incompressible
Et je suis à  la fois vue, et invisible

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20 janvier 2007 6 20 /01 /janvier /2007 21:04

 

Il y a  un temps pour tout, je ne l’ai pas inventé
Un temps pour se perdre, un temps pour se trouver
Pour mourir de tes lèvres sur le bord de mon lit
Et pour nourrir mes rêves quand le sommeil me fuit

Il y a toujours un temps qui s'écoule comme du vide
Qui noircit mes cahiers d’une encre trop liquide
Qui fait naître les pleurs et fais taire les cris
C’est un temps que l’on vit à mesure qu’on l’écrit

Un temps pour pardonner les anciennes blessures
Un temps pour les soigner, un temps pour qu'elles guérissent
Puis un temps pour ouvrir le vase clos de nos murs
A une nouvelle âme afin qu’elle s’épanouisse

 

Il y a toujours un temps qui mesure ce qu’on vit
Qui rend le bonheur court, le labeur infini
Un temps qui nous rassure et qui nous asservit
Qui délite l’amour, allonge l’insomnie

 

Il y a un temps aussi qui amène à bon port
Un temps qui nous mesure dans nos envies d’encore
Celui qui rend patient et qui fait mériter
Les bonheurs de la vie que chacun peut souhaiter

 

Il y a un temps pour tous, un temps pour chaque chose
Que la vie nous envoie, qu’elles soient bonnes ou moroses
Et il nous faut alors apprendre à méditer
A mesurer ce temps si précieux décompté

 

Que chaque minute soit douce, que chaque instant soit fort
Que chaque larme qui roule trouve son réconfort
Que de tes lèvres douces sur le bord de mon lit
Je puisse lui pardonner d’être trop vite parti

 

 

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