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21 septembre 2006 4 21 /09 /septembre /2006 20:42

 

Enlacée par l'espoir
Délaissée par mes certitudes
Mes plus proches même ne voient pas les gouffres qui m'habitent
Ils me volent des heures de nuit qui me coulent comme du sang
Avec leurs regards de défi, semblent me dire :
Vas-y, montre-moi donc qui tu es
Toi, je te hais, toi qui te vautres dans les saveurs parfumées de mes meilleures années
Toi qui partiras quand je serais fanée.

 

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Published by Jule Pilpus - dans Poèmes
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5 septembre 2006 2 05 /09 /septembre /2006 10:59

 

J'ai appris . . .
que la vie est comme un rouleau de papier de toilette: plus on approche de  la fin, plus ça va vite.
J'ai appris . . .
qu'on doit se réjouir de ne pas obtenir tout ce qu'on demande.
J'ai appris . . .
que l'argent n'achète pas la dignité.
J'ai appris . . .
que ce sont les petites choses qui signifient le plus.
J'ai appris . . .
que sous la carapace de chaque personne se trouve quelqu'un qui a besoin d'être apprécié et aimé.
J'ai appris . . .
que d'ignorer les faits ne change pas les faits.
J'ai appris . . . .
que d'en vouloir à quelqu'un lui permet seulement de continuer à te faire mal.
J'ai appris . . .
que c'est l'amour et non le temps qui guérit tout.
J'ai appris . . .
que pour croître je dois m'entourer de gens plus brillants que moi.
J'ai appris . . .
que chaque personne que je rencontre mérite d'être accueilli par un sourire.
J'ai appris . . .
que rien n'est plus doux que le souffle de mon bébé dans mon cou.
J'ai appris . . .
que personne n'est parfait jusqu'à ce que je tombe en amour avec.
J'ai appris . . .
que les opportunités ne se perdent jamais: quelqu'un saisira celles que je manque.
J'ai appris . . .
que si tu t'abonnes à l'amertume, le bonheur fuira loin de toi.
J'ai appris . . .
que mes paroles devraient être douces et tendres, parce que je pourrais
avoir à les regretter demain.
J'ai appris . . .
qu'un sourire est une façon économique d'améliorer mon apparence.
J'ai appris . . .
que je ne peux pas choisir comment je me sens, mais que je peux choisir ce que je vais en faire.
J'ai appris . . .
que lorsque ton nouveau-né tient ton petit doigt dans son petit poing, que tu es accroc pour la vie.
J'ai appris . . .
que tous veulent être au sommet, mais que le bonheur et la croissance
personnelle se trouvent dans l'escalade.
J'ai appris . . .
qu'il est préférable de ne donner des conseils que si on le demande ou quand une vie est en danger.
J'ai appris . . .
que moins j'ai de temps pour travailler, plus je peux accomplir de choses.

 

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Published by Jule - dans Poèmes
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29 mars 2006 3 29 /03 /mars /2006 16:04

 

Avant j’attendais, j’attendais toujours

Que quelque chose arrive, ou quelqu’un

Qui viendrait me tirer de ce mauvais pas qu’est ma vie

Qui viendrait me prendre par la main

Je croyais en cet espoir absurde,

Je croyais en cette attente

Je croyais à ces « je t’aime » que je savais de complaisance

J’attendais ce qui allait enfin changer ma vie

 

Je n’attends plus

Je n’ai plus cette force naïve de l’espoir

Je sais que rien n’arrivera qui viendra me sortir de moi-même

Que personne ne me prendra par la main

Que les « je t’aime » sonneront toujours aussi faux à mes oreilles

Je n’attends plus rien de ceux-là qui préfèrent ignorer que de risquer

Plus rien d’époustouflant, d’irréel ou d’imaginaire

L’inspiration s’est tarie dans les veines de mes doigts

Et s’est rassemblée en poussières

Je n’ai plus d’espoir inculte aux savantes vanités

Redescendue du piédestal ou l’on m’avait menée

Je ne vois plus de rendez-vous concoctés par le hasard

Je ne vois plus de signes qui t’expliquent par où aller quand l’avenir est flou

 

J’ai perdu cette foi qui soulève des montagnes de patience,

L’espoir, savoir qu’un jour enfin....

Pas de hasard pour moi, pas d’espoir, ni de porte de sortie

Rien que la faible lueur de mes mots

Rien d’autre qu’une pièce vide, dans un cerveau vide, et un cœur vide

Petite coquille vide qui donne le change

(Vous ne me verrez pas, personne ne le saura)

Pas de projets, plus d’espoir

Pas de hasard, plus rendez-vous

Les yeux du cœur des fous me contemplent et me lassent

J’ai énucléé mon cœur

J’y ai tranché dans le vif, tailladé à même les chairs

Et la douleur n’existait plus, je ne sais pourquoi

J’ai ouvert la porte aux autres, pour qu’ils puissent s’enfuir

Je suis vide d’eux, sans espoir ni avenir

Je ne sais plus rien faire, mes mains, inutiles

Je suis fermée pour inventaire, pour travaux, pour toujours

Je n’existe plus que dans les rêves les plus fous

Si j’y existe encore

Anesthésiée, nue à leurs yeux, à vif mon regard vide de sens

Brûlée à mon propre jeu,

Retenue sans cesse à la case départ

Je cours en rond comme un hamster dans sa cage

Poussée par l’idée d’arriver alors que nul but ne se profile

J’ai joué, j’ai perdu

Je ne serai jamais cette fille splendide et efficace dont j’ai tant rêvé

 

Mais sans cesse, le même rêve, sournois, vient me tarauder

(Moi qui jamais ne rêve de mes hommes)

Pourquoi celui-ci viendrait-il sans répit me hanter ?

Ultime espoir, noyé dans la lassitude interminable des jours abscons

Ma vie s’y déroule à mesure de mes jours, interminable ribambelle

Et tout m’est imputé, tout est de ma faute,

J’aurais tant pu faire que je n’ai jamais fait

Aujourd’hui je suis si vide, si laide

A moi la faute, à moi la faute...

 

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15 mars 2006 3 15 /03 /mars /2006 21:43

 

"Le monde est peuplé d'imbéciles, qui se battent contre des demeurés pour sauvegarder une société absurde." Jean Yanne.

Proverbe africain : "Qui avale une noix de coco fait confiance à son anus."

"Les hommes veulent être le premier amour d'une femme. Les femmes, elles, préfèrent être le dernier amour d'un homme. Question d'expérience..."

"Il y a quatre catégories de gens qui font bouger les choses : les rebelles, les gens intelligents, les philosophes et les connards." Stomy Bugsy.

"L'immenserie de votre incultance dépasse l'entendure." Monsieur Mégot dans "le p'tit Spirou".

Un Mot de Jean-Claude, dont l'infinie stupidité touche au génie burlesque : "S'il y avait plus d'air dans le ciel, les oiseaux arrêteraient de voler et les avions tomberaient..."
C'est profond, ça mérite que l'on s'y attarde...

 

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23 février 2006 4 23 /02 /février /2006 20:31

 

Sordide énumération des courroux carencés

Tu cuis et tu brûles dans l’attente imminente d’une quelconque canicule.

Quand j’en aurais fini de craqueler mes regards

Tu pourras entrer sans mot dire car les mots seront des tortures horribles à mes oreilles.

Silencieux, silencieux….

  

 

Sortons au fait de ce périple

Suivons les traces des fous

Ouvrons les yeux du cœur car seuls ils voient l’essentiel

Ils savent les chemins qui mènent jusqu’au ciel

Et se noient à outrance pour éviter de voir

Puis meurent

En silence, crient des couleurs qui n’existent pas,

Et ne résistent pas

Fermés le temps d’une vie ils assistent au trépas

  

 

Ils sont, restent, le souffle guidant mes pas

Je les ai rouverts à leur insu

Par surprise, ils ont vu

Je ne m’y attendais pas

Ils sont aveugles alors qu’ouverts et clairvoyants bien que fermés.

Je leur couds les paupières pour bien m’en protéger

De toi

De moi

De souvenirs si beaux qu’à tant les regretter dix ans en furent gâchés

J’ai peur

  

 

Peur de rouvrir cette vanne

Peur aussi de la laisser à jamais refermée

Peur de me contenter de ce que je peux maîtriser

Peur de couler dans cet océan de larmes généreuses et dorées

Peur de m’y noyer

Peur de ces dix années passées à te chercher

Peur de t’avoir enfin trouvé

Toi, cet homme capable de m’ouvrir

De briser mes défenses pourtant si bien armées

Cet homme qui me désarme ne quitte pas mes pensées...

 

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21 février 2006 2 21 /02 /février /2006 21:40


Dans ces moments de peine où je voudrais m’enfuir,
Où chaque regard m’agresse, chaque intention peut nuire
Où les vaines paroles sont des bouches à nourrir,
Ouvertures béantes crachant leur devenir

Il m’apparaît bien sûr que je ne peux servir
Les intentions des uns et les amours des autres
Je finirais sinon par tous vous faire souffrir
Et l’on me jugera, ce sera de ma faute

Mais c’est pourtant fantaisie coutumière
De ma part, hélas, je vous l’avoue
En ce bas monde que d’aimer les contraires
Le cerveau pragmatique aussi bien que le fou

Mais je vais m’enfuir, loin, me cacher
A vos regards lubriques, tendres ou détachés
Pour ne blesser personne et ne rien décider
Ni  de vos jugements subir les couperets

Je n’ai le droit de préférer personne
Les gens que j’aime malgré moi se détestent
Et si je devais choisir l’un de ces hommes
L’autre aussitôt me fuirait comme la peste

Je vais donc, seule, rester dans ma misère
Aller chercher plus loin cet alter ego
Envoyer balader tous mes points de repère
Et pour ma vie future en trouver de nouveaux

Je rêve de voyages, de mers et de soleils
De tendres matinées, de sourires complices
Mais avant tout je cherche en son simple appareil
Juste la paix du cœur, s’il se trouve qu’elle existe…


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20 février 2006 1 20 /02 /février /2006 14:22

Je lisais du Rimbaud tout en me rendant compte
Qu'au poète seule la souffrance compte
Et la verve inusable et la torture mentale
Sans souffrance ne seraient que prose bien banale

Je suis de ces cracheurs de blessures à l'âme
Qui hurlent leurs déchirures en un silence pesant
Et prennent la plume pour colorer leurs drames
En de vaines paroles qui s'égrènent en tourments

Je me voyais à travers tes paupières
Petite chose blessée rentrée sur sa prière
Que je devais avoir l'air misérable
En escomptant ce dont je ne suis pas capable

La tête me tournait comme au premier baiser
Et la peur en mon ventre suffit à tout chasser,
Et l'envie, la magie, d'un instant enlacé
Qui n'aura pas eu lieu, ne va pas s'effacer

Moi, confite d'inaptitudes, je continues à vivre
Crachant ma solitude comme on cache un trésor
Craignant qu'on me devine comme une mise à mort
Je supplie et jubile à tous mes bourreaux ivres

Blasée de chaque instant mort à l'avenir
Je referme sur moi ce que ne peux tenir
De l'abandon infirme au morne souvenir
Je me meurs à moi-même, et l'envie d'en finir

De n'être plus en somme qu'une fleur à ouvrir
Un paradis perdu, tremblant du souvenir
De ce que n'ai vécu par peur du devenir
Où de l'instant trop bref où j'ai cru le tenir

Entre mes mains glacées je retourne ma tête
Et détourne mes yeux comme pour un jour de fête
En riant, je chasse mes obscures pensées
Et sourit détendue alors qu'encore glacée

Mes impossibles me meurent à moi-même
"Je" est une enfant sauvage et en paie le prix
je ne disparaîtrais sans avoir accompli
L'incroyable oeuvre : que je naisse à moi-même…

 

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18 janvier 2006 3 18 /01 /janvier /2006 14:35

A Lélio.


Dans ces fragiles heures du début de l’été,
Où nul ne sait vraiment d’où provient la lumière,
Renaissent en gloire les fantômes du passé,
Auréolés d’une sombre et vaporeuse matière…
Ils vont, autour de nous, formes instables aux têtes fières
Et de leurs fronts sanglants caressent nos genoux
Comme pour nous saluer à leur triste manière.
L’aube point du jour qui se lève,
Chassant de ses lueurs leurs formes éphémères,
Et laisse les vivants le cœur au bord des lèvres
Des larmes plein les yeux et l’âme bien amère.

Et quand au jour suivant leurs brumes vaporeuses
T’enivrent en riant, hurlance ténébreuse,
Tu t’enfuis en courant, recherchant la lumière,
Ne trouvant que la nuit, réponse à tes prières.
Les pieds ensanglantés d’un tortueux chemin,
Et le cœur égaré, des épines aux mains,
Recherchant le visage de tes pires insomnies
Les rejetant, ce terrible ennemi…
Qui fera taire les hurlances de tes noires nuits de peine
Si la mort en est désormais la triste et sombre reine ?
Qui fera taire tes obscures  terreurs et tes cris muets
Alors que dans ton cœur la paix est démembrée ?
Au fond de toi résonne, espoir infime de contrer le pire,
Le verbe du poète : "Et la mort n’aura pas d’empire… "
Mille fois répété, usé par tous tes sens, talisman brandi,
Salut insoupçonné dans le vent de tes nuits :
"Et la mort n’aura pas d’empire… "
"Et la mort n’aura pas d’empire…"

 

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Published by Jule - dans Poèmes
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23 février 2005 3 23 /02 /février /2005 00:00

Et la mort n'aura pas d'empire.
Les cadavres nus ne feront plus qu'un
Avec l'homme dans le vent et la lune d'ouest.
Quand leurs os seront rongés à blanc, et les os rongés disparus,
Ils auront des étoiles au coude et au pied.
Même s'ils deviennent fous, ils seront sains d'esprit ;
Même s'ils coulent à pic, ils emmergeront à nouveau ;
Même si les amants sont perdus, l'amour ne le sera pas ;
Et la mort n'aura pas d'empire.

Et la mort n'aura pas d'empire.
Sous les tourbillons de la mer
Eux, gisant de tout leur long, ne mourront pas dans les vents.
Se tordant sur des chevalets quand cederont les muscles,
Ligotés sur une roue, ils ne se briseront pourtant pas.
La foi dans leurs mains cassera net,
Les démons unicornes les transperceront.
Fendus de toutes parts ils ne craqueront pas,
Et la mort n'aura pas d'empire.

Et la mort n'aura pas d'empire.
Ils n'entendront peut-être plus le cri des mouettes
Ni les vagues se briser sur les rives.
Là où s'ouvrait une fleur, peut-être qu'aucune fleur
Ne montrera plus sa tête aux rafales de la pluie.
Même s'ils sont fous et tout à fait morts
Leurs têtes comme des marteaux enfonceront les marguerites,
S'ouvriront au soleil jusqu'à ce que le soleil s'éteigne
Et la mort n'aura pas d'empire.

Dylan Thomas

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