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10 octobre 2006 2 10 /10 /octobre /2006 14:38

 

Sans rapport aucun avec mes nuits blanches passionnées d’écriture, je me perdais en chemin au-delà des limites sombres des jours à venir.

Quel destin m’attend au détour de décisions prises faute de mieux ?

Je n’ai pour tout compagnon que mon ange, mon cœur et mon sang, qui volette dans mes eaux troubles sans en saisir la mesure véritable.

Mais ce n’est rien, il est doux et ne doit pas être touché par mes paniques désogarnisées de femme assoiffée d’amour et de reconnaissance.

Tant d’années passées à l’ombre de moi-même que je ne peux racheter d’un claquement efficace de deux doigts.

Et si mon temps perdu n’avait pour autre but que de m’apprendre cette fameuse patience qui me fait tant défaut.

Et ainsi me préparer pour le grand voyage de la vraie vie.

Le soir quand je me couche et que je ferme les yeux, je suis invincible des idées qui se bousculent dans ma tête.

Je me relève, les note, me recouche, puis m'empresse d'oublier mes notes.

Demain, au lieu de les écrire, je les mettrai en pratique aussitôt pensées, c’est le risque.

Mais je ne crois pas au pessimisme sauf quand je déprime, et même alors je le refoule.

Il se déverse dans mes écrits comme si seul dans mon âme il résonnait de toutes parts.

C’est ainsi que je m’en libère et le livre à celui des autres, qui d’ailleurs le traitent bien bas.

On aime peu à voir ses contemporains enclins au pire, alors les lire, c’est illusoire.

Mais peu m’importe, mon écriture est une vie de révolte contre mes souffrances personnelles, et je l’assume, tout comme j’assume mes souffrances.

 

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Published by Jule Pilpus - dans Journal abstrait
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