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10 octobre 2006 2 10 /10 /octobre /2006 14:38

 

Sans rapport aucun avec mes nuits blanches passionnées d’écriture, je me perdais en chemin au-delà des limites sombres des jours à venir.

Quel destin m’attend au détour de décisions prises faute de mieux ?

Je n’ai pour tout compagnon que mon ange, mon cœur et mon sang, qui volette dans mes eaux troubles sans en saisir la mesure véritable.

Mais ce n’est rien, il est doux et ne doit pas être touché par mes paniques désogarnisées de femme assoiffée d’amour et de reconnaissance.

Tant d’années passées à l’ombre de moi-même que je ne peux racheter d’un claquement efficace de deux doigts.

Et si mon temps perdu n’avait pour autre but que de m’apprendre cette fameuse patience qui me fait tant défaut.

Et ainsi me préparer pour le grand voyage de la vraie vie.

Le soir quand je me couche et que je ferme les yeux, je suis invincible des idées qui se bousculent dans ma tête.

Je me relève, les note, me recouche, puis m'empresse d'oublier mes notes.

Demain, au lieu de les écrire, je les mettrai en pratique aussitôt pensées, c’est le risque.

Mais je ne crois pas au pessimisme sauf quand je déprime, et même alors je le refoule.

Il se déverse dans mes écrits comme si seul dans mon âme il résonnait de toutes parts.

C’est ainsi que je m’en libère et le livre à celui des autres, qui d’ailleurs le traitent bien bas.

On aime peu à voir ses contemporains enclins au pire, alors les lire, c’est illusoire.

Mais peu m’importe, mon écriture est une vie de révolte contre mes souffrances personnelles, et je l’assume, tout comme j’assume mes souffrances.

 

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Published by Jule Pilpus - dans Journal abstrait
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4 octobre 2006 3 04 /10 /octobre /2006 21:30

 

Interrogez-vous sur la liberté d'expression.

Il s'agit d'un sujet actuel, politiquement, médiatiquement, un Combat Libertaire pour le droit d'exprimer, de publier son avis, son jugement, sa croyance, sa parole.
On sent tout de suite le souffle Révolutionnaire, non ?
On monte sur ses grands chevaux et on va batailler, plume au poing, pour avoir le droit de s'exprimer librement.
Une chevauchée magnifique, vraiment...

Ramenons maintenant ce souffle libertaire dans nos foyers, et exprimons-nous.
Affirmons bravement notre avis, osons nos opinions, ouvrons nos coeurs à nos proches...
... Sans oublier, n'est-ce pas, que la Liberté de chacun s'arrête là où commence celle des autres...
J'en étais donc à oser le dialogue.
Oui, mais pour dialoguer, encore faut-il être deux...
Qu'à cela ne tienne, trouvons quelqu'un.
Oui, mais pour dialoguer, il faut être deux.
Euh, là, on était deux, non ?
Non, on était seul. Le dialogue est partage, il nécessite d'obtenir l'attention de son interlocuteur, sinon ce n'est qu'un bête monologue.
Ah, je regrette, on peut très bien s'exprimer sans que l'autre ne réponde, du moment qu'il écoute l'expression que je lui offre.
Et si l'autre n'écoute pas, et si l'autre entend mais n'écoute pas.
Et si l'autre est indifférent, à quoi cela sert-il d'avoir la liberté de s'exprimer ?
A rien.
Si personne n'est là pour recueillir le message, cela ne sert à rien.
Une liberté inutile faute de participants, c'est couillon, quand même, non ?

 

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Published by Jule Pilpus - dans Journal abstrait
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21 septembre 2006 4 21 /09 /septembre /2006 20:51

 

Est-ce que ça se voit de l'extérieur quand je hurle de l'intérieur?
Est-ce que ça se voit de l'extérieur quand j'aime de l'intérieur?
Est-ce qu'on voit aussi tous ces gestes que j'aimerais pouvoir faire et que je retiens dans les filets de ma peur ?
Est-ce qu'on me surprend à m'enivrer de son parfum ? A regarder ses mains ? A chercher son regard ?
Voit-on dans mes yeux, que je ne recherche que sa présence ? Qu'elle me suffit, qu'elle me nourrit de lui.
Croit-on que j'aime ?
Ou me pense-t-on vénale, ordinaire, intéressée ?
Voit-on ma pudeur à admettre mes sentiments ?
Croise-t-on mon regard quand je tente de les lui avouer sans un mot ?
Peut-on concevoir le bonheur que j'éprouve à me sentir proche de lui, à pénétrer dans le cercle restreint et personnel qui l'entoure, invisible, de son espace vital ?
Me voit-on marcher à son côté, légèrement devant, comme si son bras invisible entourait mes épaules ?
Que décrypte-t-on dans mon regard perdu ?

Que suis-je capable de lui donner ?
Et lui, que serait-il capable de me donner de lui ?
Critique-t-on, en se moquant, mes efforts pour me sentir belle ?
Sait-il que je fonds quand nos corps se rapprochent, pourtant sans se toucher, en une intimité troublante et indécise qui me laisse pantelante ?
Sait-il que je rêve de ses bras autour de mes épaules, de sa main caressant ma joue, de ses yeux pleins de promesses ?
Sait-il que j'ai peur que tout ceci ne soit que pur fantasme ?
Sait-il que j'ai peur que tout ceci ne soit réalité ?
Sait-il que parfois même je crois l'aimer ?

A chacune de mes questions, on pourrait répondre "oui", "non"...
Sait-il que j'ai peur de savoir, que j'ai peur d'avoir des réponses à ces questions ?
Sait-il que j'attends un tourbillon, un vertige de tendresse et d'amour ?
Sait-il que je le fuirais si d'aventure, ce n’était pas le cas ?

Heureusement, il a eu le bon goût d'ignorer mes errances, de n'y jamais répondre, et de les laisser mourir d'elles-mêmes.
Aujourd'hui je le sais, ce n'était que fantasme, mais quel agréable rêve...

 

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Published by Jule Pilpus - dans Journal abstrait
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5 avril 2006 3 05 /04 /avril /2006 22:02

 

Avez-vous appris à Dire ?

Avez-vous peur d'Aimer ?

Connaissez-vous votre Chemin ?

Connaissez-vous ce pays qui ressemble comme un frère à celui que je porte en moi ?

 

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13 mars 2006 1 13 /03 /mars /2006 12:24

J'en étais là de mes réflexions quand je m'objectais intérieurement que le Bonheur par Soi a aussi pour nom Egoïsme.

De quel droit aurait-on la possibilité d'être Heureux ?

Si demain je parviens à trouver le Bonheur, vais-je de ce fait être plus utile à la société, ou bien au contraire m'en détourner pour vivre mon Bonheur dans mon coin.

A force d'Egoïsme, l'Homme est en train de sombrer, de s'autodétruire, de courir à sa perte.

Chacun ne cherche qu'un profit personnel, argent, puissance, amour ou autre.

Chacun tire à sois la couverture sans avoir aucun but commun.

L'homogénéité disparait du Tout. On se disperse, plus rien n'a de sens.

Je partais du principe que l'on parvient à s'ouvrir au monde quand on est soi-même Heureux et Accompli.

Mais cette idée de devoir trouver le Bonheur est relativement récente dans l'histoire de l'humanité.

Jusque là, la plupart des gens cherchaient essentiellement à rester en vie, pas à profiter de la vie.

L'idée que chaque humain est unique, différent et extraordinaire n'est que le reflet des outils marquetting utilisés par la société de consommation pour nous flatter.

Finalement, je niais cette abusrde recherche du Bonheur.

Soyons des fourmis, pas des moutons.

Quand  l'homme en aura terminé de s'autodétruire à l'échelle personnelle et planétaire, les fourmis, les termites at autres blattes seront toujours là, vivant dans leur sociétés où l'individu n'est rien de plus qu'une partie utile du Tout. Ce sont ces animaux qui ont raison.

Mais l'homme peut-il s'abaisser à nier son identité, sa différence, sa personnalité pour n'être que la composante utile et remplaçable d'un Tout travaillant à un But commun ?

Notre société s'acharne à tous nous faire prendre conscience de nos différences, tout en nous formatant à accepter ses règles imbéciles et contradictoires faites de marques, de flatteries égoïstes et de distinctions sociales.

Tout est bon pour nous pousser à consommer les articles qu'elle produit.

Tant que nous jouons ce jeu de dupes, elle tient debout.

J'en conclus piteusement que la recherche du bonheur et du profit personnel est à la foi le moteur et le frein de notre société vieillissante et pourrie...

J'aimerais pouvoir me projeter dans l'avenir et savoir ce qui la fera chuter.

Nous ne vivons que pour détruire et tuer. Cela ne durera pas éternellement...

La question suivante naquit avec une implaquable évidence : comment faire évoluer cela dans le bon sens ?

S'il est inutile de trouver le Bonheur, et si je nie mon importance en tant qu'être humain unique et précieux, que puis-je donc faire pour redevenir une partie utile dans un Tout dont le but ne serait pas de détruire mais de préserver ?

Si la recherche du Bonheur personnel était sans aucun doute stérile, celle de l'Accomplissement de soi me paraissait, au contraire, porteuse d'espoir et de promesses.

Si nous étions tous des sages (et en écrivant cela je pense aux moines bouddhistes), des humains qui sont nés à eux-mêmes, nous aurions peut-être une chance de faire cessez les ravages.

La race humaine est encore adolescente.

Un jour, si elle ne s'est pas suicidée avant, elle sera adulte.

Mais ce n'est que dans très longtemps qu'elle atteindra la sagesse et la sérénité de l'âge mur.

 

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8 mars 2006 3 08 /03 /mars /2006 12:24

 

Journal abstrait, ou les merveilleuses aventures de Jule au pays du monde des fous.

 

 

 Merveilleuses, merveilleuses, il faut le dire vite... Enfin, je me dois de me mettre au service de mes idées et celle-là en était une, et une fameuse encore.
 Et quel titre à dormir debout!

 Hier, en rentrant de mes pérégrinations nocturnes, l'idée en question avait frappé ma conscience de plein fouet, comme une grosse claque.

 Dans la rue déserte et mouillée, entre deux lampadaires crachant une pluie fine, je  me rendit compte que jusque là, je n'avais tout simplement pas pris les choses par le  bon bout.

 La soirée avait été enfumée, animée par des discussions de bar aux accents  alcoliques. Je m'étais extirpée de cette enclave de chaleur en prétextant un  rendez-vous inexistant. Les regards avinés de mes compatriotes ne me suffisaient  plus : il me fallait de la solitude.
Le contact avec les autres est épuisant, il nous renvoie à nos manques, à nos faiblesses, du moins quand on en a conscience.
J'ignore comment font les gens qui évoluent dans des groupes et renouvellent les amitiés comme des collectionneurs. Ils se souviennent des détails personnels qu'on a eu le tort de leur livrer et vous demandent toujours des nouvelles des enfants en les appelant par leur prénom. Moi, je ne suis même pas foutue de me rappeler s'ils ont des enfants ou non, ni quelles inventions de mon cru j'ai bien pu leur raconter pour leur faire croire que ma vie est
plus intéressante qu'elle ne l'est en réalité.

Au bar, la conversation avait roulé sur la recherche de La Personne.
Curieusement
, les adultes se gaussent de ceux qui croient encore "au Prince Charmant", un peu de la même manière que les enfants grandis se moquent de ceux d'entre eux qui croient encore au Père Noël.
Non, l'adulte censé ne croit plus à ces bêtises, c'est parfaitement ridicule.
On ne vit pas dans un conte de fée....
Et pourtant, tous cherchent l'Âme Soeur, l'Alter Ego capable d'agir sur nous-même comme un révélateur. Tout cela n'est qu'une question de terme et finalement, je les trouvais tous hypocrites et égoïstes dans leur démarche. Ils critiquaient, se moquaient, jalousaient et finalement, cette recherche du Bonheur se soldait par un calvaire de chaque jour perdu dans la solitude affective.
Pas un d'entre eux pour se remettre en question et se dire que si l'Autre Tant Espéré débarquait dans la minute, et bien on ne saurait pas trop quoi en faire...

Parce que c'est pas le tout de vouloir être Heureux, encore faut-il pouvoir supporter ce fameux Bonheur. Et ce que j'avais entendu au bar me laissait penser que tous ces gens entretenaient leurs névroses avec une lubricité jalouse.
Jouir dans le malheur, du malheur et par le malheur, y'a rien de tel.
Je suis persuadée que si on leur enlevait leurs névroses, et qu'on leur collait du Bonheur à la place, ils seraient bien foutu d'en faire une dépression...

Bref, j'errais ainsi dans les rues, marchant au gré de mes pensées, je m'enhardis à croire que l'on pouvait ignorer cette recherche du Bonheur par l'Autre, pour la remplacer par celle du Bonheur Par Soi.
Jusque là, c'est très banal, n'importe quel magazine féminin vous le dira.
Mais c'est tellement plus facile de se faire croire qu'un jour mon prince viendra.... et qu'il va guérir toutes mes blessures, plutôt que de prendre le taureau par les cornes en sachant que Personne ne pourra me rendre heureuse si je n'arrive pas à m'ouvrir au bonheur dans ma solitude.

Jule, ma fille, ça c'est du challenge!!

 

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