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18 janvier 2007 4 18 /01 /janvier /2007 11:56

 

Mes Trucs

 

 

 

Dans ma tanière, j’avais des trucs

Des tas de trucs

Que je traquais sans trêve sur les trottoirs

Des trucs en toc

Des trucs de troc

Que je trimbalais, truculents et drolatiques

 

J’avais des trains, des trapèzes, des trombinoscopes,

Des triangles en train de traire

Et des trublions, dans mes trouvailles,

Avec leurs tronches de travers…

 

Et puis, il y eut trop de trucs.

Alors j’ai trifouillé mon transistor

Mon trapèze et mon train

J’ai entremêlé des stroboscopes incertains,

Je les ai tant tripatouillés

En les tressant tous de travers

Que ma transe les a transformés

En un trésor tribal trafiqué

Et, triomphe ou trompette,

Mon trop-plein de trucs

S’est transformé en trône.

 

Je l’ai troqué à un triton triste comme un troll

Contre un trombone en triphasé

Et j’ai fini dans un troquet

A trinqué sans me trahir

A cette trouble transhumance :

Des trucs qui traînent sur les trottoirs.

 

 

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Published by Jule Pilpus - dans Poèmes
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17 janvier 2007 3 17 /01 /janvier /2007 08:48


Je suis venue à toi

Le cœur ouvert pour le partage

Je suis venue à toi

Comme une fleur pendant l’orage

Je suis venue à toi

Lasse et pleine de mes erreurs passées

Je suis venue à toi

Et tu m’as repoussée

 

Ton regard pourtant, chantait mille mélodies

Ta bouche, en me voyant, avait les yeux qui brillent

Ton esprit exultait et ton verbe dansait

Et puis un voile tombait : le doute était passé

 

Chaque échec, pourtant, me redonnait des ailes

Et mon cœur entassait ces souvenirs pêle-mêle

Sous ma plume ondulaient tous les mots du poète

Se poussant pour sortir de ma petite tête

 

Ah… la, la…Que d’heures ainsi passées

Et que de doux moments mille fois ressassés

Que de doux rêves ai-je faits en image de toi

Alors que si ça se trouve je ne t’aime même pas

 

L’image, le ressenti que l’on a de cet autre

Que l’amour anoblit, que la passion fait autre

Qu’il ne l’est dans la réalité

Cette image, vous dis-je, n’est pas la vérité

 

C’est un savant mélange de détails faux et vrais

Celui-ci que l’on voit, cet autre que l’on sait

Et puis au bout du rêve c’est un autre être humain

Que celui qui vous aime et vous prend par la main

 

Le miracle de l’amour est celui de l’illusion

On voit soudain dans l’autre l’objet de ses passions

Et puis au fil des jours le vieux rêve effrité

Laisse enfin entrevoir la dure réalité

Cet autre, être de chair et de sang

Est un homme qui pense et n’est pas innocent

Et voilà que se casse l’image du Prince Charmant

Et nos rêves inlassables qui crèvent aussi l’écran

 

Et puis un jour, le voilà, cet humain imparfait

Dont on voit les défauts comme on voit les attraits

Qui, tel un musicien, parvient à accorder

Ses doux rêves aux miens, sans même déchanter

 

La route est longue, ardue, et pleine d’embûches

L’heure de l’arrivée constamment se dérobe

Mais que vous soyez conne, solide ou bien nunuche

A toutes je vous souhaite de trouve le bon homme.


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Published by Jule Pilpus - dans Poèmes
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14 janvier 2007 7 14 /01 /janvier /2007 21:22

Je suis fermée pour inventaire, pour travaux, pour toujours.

L’inspiration s’est tarie dans les veines de mes doigts

Et s’est rassemblée en poussières.

Quand j’en aurais fini de craqueler mes regards,

Tu pourras entrer sans mots dire

Car les mots seront des tortures horribles à mes oreilles.

Silencieux… Silencieux… Tu ouvriras la porte de mon intime refuge

Ouvrons les yeux de nos cœurs de fous

Car eux seuls voient l’essentiel

Ils savent les chemins qui mènent jusqu’au ciel

 

Mes certitudes sont dissoutes par le passage des jours

Elles se rassemblent pour éclater comme des bulles de vie

Leur beauté fait taire la vanité

Elles fusent en couleur, comme des étoiles filantes

Et me laissent vide et pantelante d’incertitudes colorées

Je marche, tombe et me relève

Je rampe, glisse et puis je rêve

Des idéaux nouveaux naissent de mes vieux rêves

Il m’arrive d’y croire, entre deux portes fermées

Il m’arrive de les boire, jusqu’à m’en saouler

 

Je devine derrière tes ombres des sourires rêveurs

Des envies d’un autre monde que tu espères meilleur.

Tu croises des mirages, tu dessines des fleurs,

Des rêves d’enfant sage dorment encore dans ton cœur

Tu te blindes, tu te caches, tu veux que personne ne te sache

Tu te crois fort, invulnérable, logique, sans remord, inattaquable

Mais ce n’est qu’un vieux masque tout usé qui date de tes premières années

Et derrière lui j’ai deviné, aussi sensible qu’obstiné

Un cœur fragile, des rêves fous, un enfant qui a encore peur du Loup…..

Et tant de beautés cachées …

 

Mais à quoi bon penser si je rêve mes danses

Et à quoi bon danser, si je danse mes rêves

Et à quoi bon aimer, si je n’aime qu’en rêve

Pourtant, je ne renonce ni aux rêves, ni aux vents, ni aux grands oiseaux blancs

Je danse ma vie dans la course du monde…

 

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14 janvier 2007 7 14 /01 /janvier /2007 21:20

 

Ange bleu, oiseau blanc, plume noire

Songe creux, carreau sang, lune noire

Petite fille au cœur cadenassé

Petite sœur aux yeux délavés

Chante ! Crie ! Cours ! Clame !

Et cache toi, raide comme une lame

Petit frère est là, il t’espère, il t’attend

Va jusqu’au bout de toi, et puis, apprends

Ange bleu, oiseau blanc, lune noire

Age creux, vie d’enfant, espoir….

 

 

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23 novembre 2006 4 23 /11 /novembre /2006 15:14

Eh! je n'ai pas dit mon dernier mot,
Maintenant, t'façon, j'ai même plus peur
Et pis, Ducon, j'vais te prendre de haut
Même si tu fais deux fois ma hauteur !

J'te signale, mon p'tit bonhomme,
Que mon coeur, c'est pas un yoyo,
Et même si tu m'prends pour une conne,
J'vais t'faire tomber à grand coups d'mots!

Ton métier, c'est picoleur, joueur de foot gros glandeur
Quand tu t'radines, c'est mauvais signe
Et là, ton métier, ça d'vient taxeur
Mias moi, j'entre pas dans tes combines.

Quand chuis tombée amoureuse
C'était d'un mec qu'avait du chien
Un gadjo qui m'rendait heureuse
Merde, quoi, c'était un gars bien !

Aujourd'hui, chuis plus qu'l'emmerdeuse
Et la conne qui t'sert de gardien
Et qu'à oublié d'être heureuse
En plongeant son regard dans l'tien

Mais moi, chuis une conne fragile, sensible et bonne
Ouais, Bonne, t'as bien entendu
Enfin c'est c'que tu m'disais mon homme,
Quand tu m'voyais encore toute nue.

Maintenant, ta maîtresse, c'est l'alcool
Et tu la caresses toutes les nuits
Moi j'y ai droit quand la picole
Te laisses cinq minutes de répit

Mais t'es vraiment désespérant
T'as pas ton pareil pour filer
J'ai l'impression qu'tu m'entends
Et l'instant d'après t'as filé

Comment j'ai pu te trouver beau ?
Et croire que tu s'rais mon héros..
Y croire encore jour après jour
Ha! Putain Que c'est con, l'amour!

Eh ! Ducon, t'es toujours là?
C'est à toi qu'je parle, mon gars !
Et ouais, ça y'est, il a filé
Parti rejoindre ses potes piliers

Si j'fais l'bilan d'la relation
J'crois que j'me sui bien fait baiser
C'est ma maman qu'avais raison
J'aurais jamais dû l'épouser...

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23 novembre 2006 4 23 /11 /novembre /2006 15:05


Je glisse vers un autre monde...

***

C'est d'abord une porte entrouverte
Le passage des sages, une ronde
Qui glisse à peine découverte
Magie des sens et des sas
Tu ressasses mes absences lasses
Décris mes rondes au bord des mondes
  Toi qui m'enlaces et te prélasses
Toi qui navigues entre mes ondes
Approches-toi donc que je t'embrasse

***

 

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23 novembre 2006 4 23 /11 /novembre /2006 14:54


Désillusion liquide coule dans les veines de mes croyances

Douce musique spasmodique égaye mon instant présent

De vieilles illusions trainent encore dans les doigts de mes gants

Et s’envolent vers des ciels limpides d’aurores sans fins

Où se coulent des oiseaux aux ailes recouvertes de sel

Et des idées chaotiques que partout le vent sème

Tu les vois, elles convergent vers toi avec leurs grandes ailes

Elles plongent vers le ciel comme de grands oiseaux blancs

Je suis leur trajectoire avec mes vieilles jumelles

Sur de grands nuages qui mangent tout mon ciel

Et si elle vient vers moi, je plonge, pourquoi pas…

 

***

 

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22 novembre 2006 3 22 /11 /novembre /2006 14:53

 

Mais regarde ces gens
Qui, sans en avoir l'air
Te parlent du paradis d'avant
Comme si c'était leur heure dernière
Ils assassinent les mots qu'ils te crachent
Si tu écoutes les déchirures
Qu'ils te jettent violement au visage
Ils t'en voudront de voir leurs blessures
Mais d'en refuser le partage

Et toi, magnifique, au milieu de leurs foules
Comme un ange blessé balancé par la houle
Tu t'offres à recevoir ces vies qui les dérangent
Mais le gris qui recouvrent leurs visions étranges
S'imprègne et puis salit tes belles ailes d'anges.

Mais regarde cet ange, magnifique et pur
Tu vas pouvoir ternir son beau regard azur
Tu tueras les maux que tu as épongé
En reversant sur lui ce dont es gorgé

Quel ange innocent restera-t-il au monde
Si l'assassin des âmes continue sa ronde ?
N'y a-t-il donc ainsi que douleur et misère ?
Non ! Au loin, enfin, j'aperçois la lumière...

***

 

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15 novembre 2006 3 15 /11 /novembre /2006 14:54

 

J’avais ouvert mes yeux d’argent pour te le dire

J’avais souri de ma bouche pour te le montrer

J’avais croqué de mes mains pour te le décrire

J’avais dansé de mon corps pour te le chanter

 

Mais cela n’a pas suffit...

 

Alors je me suis fait véhémente et altière

Et ma course aux étoiles n’a plus connu de bornes

J’ai soulevé les montagnes d’ombres et de poussières

Bref, j’ai pris, comme on dit, le taureau par les cornes,

 

Mais cela n’a pas suffit...

 

J’ai choisi la douceur et la persévérance,

Et je me suis soumise à tes lentes amours.

Puis j’ai dompté mes peurs, et caché mes errances,

Et je t’ai attendu, longtemps, jour après jour...

 

Mais cela n’a pas suffit...

 

Nos chemins nous façonnent, au fil de nos vies,

De bonheurs en détresses, d’amours en illusions,

J’ai tourné les talons, t’ai laissé aux orties,

Et de mon âme bleue j'ai effacé ton nom.

 

Maintenant, ça suffit !

 

Mais toi, tu as poussé et grandi loin de moi

Les orties t’ont nourri et pansé tes blessures

Sorti de mon oubli, soudain te revoilà

Et tu me dis « je t’aime ! Maintenant j’en suis sûr ! »

 

Est-ce que ça suffira ?

 

A ces mots toutes mes âmes se sont mises à s’ouvrir,

Mon cœur, à mon insu avait chéri ton nom,

Je lui ai dit « tais-toi, Cœur, ou je vais en mourir ! »

Il répondit « ben meurs ! Sans amour, à quoi bon... »

 

Je l’ai écouté,

Il a souri,

J’ai accepté d’aimer,

Et cette fois-là, ça a suffit...

 

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13 novembre 2006 1 13 /11 /novembre /2006 11:30

Les Séries, ou "Vêpres des grenouilles", sont l'un des plus anciens chants de bardes.

Les bardes enseignaient aux enfants sous la forme de poèmes .

Cette transmission orale est parvenue jusqu'à nous.

En voici un extrait, la série du nombre douze, qui reprend les onze précédants.

Allons, bel enfant du druide
Dis, que veux-tu
Que je te chante?

Chante-moi la série du nombre DOUZE,
Jusquà ce que je l'apprenne aujourd'hui.


Douze mois et douze signes
L'avant-dernier
Le Sagittaire décoche sa flèche, armée d'un dard
Les douze signes sont en guerre.
La belle Vache, la Vache noire au front blanc,
Sort de la forêt des Dépouilles;
Dans sa poitrine est le dard de la flèche
Son sang coule à flots
Elle beugle, tête levée.
La trompe sonne; feu et tonnerre
Pluie et vent; tonnerre et feu;
Rien; plus rien; ni aucune série!

Onze prêtres armés,
Venant de Vannes
Avec leurs épées brisées,
Et leurs chemises ensanglantées
Et des béquilles de coudrier
Ils partirent trois cents et reviennent à onze.

Dix vaisseaux ennemis qu'on a vus
Venant de Nantes:
Malheur à vous, malheur à vous, gens de Vannes!

Neuf petites mains sur la table de l'aire
Près de la tour de Lezarmeur
Neuf korrigans qui dansent
Avec des fleurs dans les cheveux et des robes de laine,
Autour de la fontaine à la clarté de la lune.
La laie et ses neuf marcassins
A la porte de leur bauge,
Grognant et fouissant,
Fouissant et grognant.
Petit, petit, petit, accourez au pommier!
Le vieux sanglier va vous faire la leçon.

Huit vents qui soufflent
Huit feux avec le Grand-Feu
Au mois de mai sur le mont du combat.
Huit génisses blanches comme l'écume
Qui paissent sur l'ile profonde,
Les huit génisses blanches de
la Dame.

Se pt soleils et sept lunes
Sept planètes en comptant la Poule,
Sept éléments avec la farine de l'air

Six petits enfants faits de cire,
Vivifiés par l'énergie de la lune.
Si tu l'ignores, moi je le sais.
Six herbes dans le petit chaudron,
Breuvage que mêle le nain,
Son petit doigt dans la bouche.

Cinq ceintures de la terre
Cinq âges dans la durée du temps.
Cinq rochers sur notre sœur.

Quatre pierres à aiguiser,
Pierre à aiguiser de Merlin
Qui aiguisent de faibles épées .

Trois parties dans le monde
Trois débuts et trois fins
Pour l'homme comme pour le chêne.
Trois royaumes de Merlin:
Pleins de fruits jaunes et de fleurs enjouées.
Et de rires d'enfants!

Deux bœufs attelés à une coque
Qui tirent, ils vont expirer.
Admirez la merveille!

Pas de série pour le un; seulement la Nécessité,
Le Trépas, père de la Douleur.

Rien avant et rien de plus.

 

 

publié dans :

BARZHAZ BREIZH
Chants populaires de la Bretagne
 Théodore de la Villemarqué
Paris 1867

 

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Published by Jule Pilpus - dans Archéologie-histoire
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