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13 juin 2007 3 13 /06 /juin /2007 23:09

Parfois, j'ai envie d'écrire juste comme ça,  pour écrire, sans vouloir dire quelque chose de précis.
Le plus souvent, en fait, mon désir d'écriture est dû au fait que quelqu'un, oui, quelqu'un de bien précis auquel j'ai envie de parler, avec lequel j'ai envie de communiquer, ne parvient pas jusqu'à moi pour des raisons que j'ignore.

Alors écrire est pour moi une façon détournée de parler quand même à cette personne. De ma frustration de ne pouvoir exprimer de mes mots mes sentiments, mes ressentis, naît l'écriture.

Je te le dis, et je te l'ai déjà dit tant de fois, au travers de tant de textes, de poèmes, de slams, je te dis ce que tu refuses t'entendre.
Un jour, il me faudra admettre que mon travail, sur terre, est de forcer les autres à se confronter à eux-mêmes.

J'ai même remarqué que certains, qui ne peuvent supporter cette douloureuse confrontation, me fuient comme la peste. Ils me détestent.
En fait, ce qu'ils haïssent tant chez moi n'est autre que ce qu'ils ne supportent pas chez eux-même.

D'autres passent dans ma vie comme des comètes, surgissant quand les problèmes se profilent, restant jusqu'à résolution totale ou partielle.
Savoir pourquoi l'on attire les autres, pourquoi ils viennent soudain se raccrocher à nous, pourquoi ils nous fuient.
Savoir que cela n'est pas dû à soi-même, mais à l'étendue des problèmes des autres.

Savoir que malgré tes réticences, tu as lu toutes ces lignes jusqu'ici en prenant la moitié des choses dites pour toi.
Il est tard, à présent, tant de temps est coulé depuis nos premiers mots, tant de temps que tu as pris à te protéger de moi, à te mentir sur toi.
Je n'attaque pas pourtant.

Seul ceux qui ont besoin osent venir jusqu'ici sans trembler.
Te rappelles-tu ce que tu m'as dit la première fois que tu m'as parlé ?
Tu m'as dit "laisse les autres penser ce qu'ils veulent de toi, cela n'a aucune importance".
Je n'en suis pas capable.
Je suis une éponge, un miroir, tout me touche, tout m'atteint, tout me blesse, même ce qui ne m'est pas destiné.
Je suis bouleversée par ce que je vois et ce que je vis.
Il y a bien des fois où j'aurais aimé t'appeler mon Amour, et bien des fois où je l'ai fait, dans le secret caché de mes rêves, mais je n'en ai pas le droit.
Tu appartiens à une autre, disparue, qui te retient tant que personne ne l'a jamais remplacée.
Je ne veux pas de cette place.
Je sais bien ce que c'est que de vénérer  le souvenir d'un passé  disparu dans les limbes du temps.
Mais j'aimerais, à l'occasion, que nous en parlions ensemble, depuis le temps que je le sais.

Voilà, vieil anonyme, ce que je te livre de moi ce soir.
Il te faudra t'en contenter, comme je me contente de tes silences.
Et je t'embrasse au passage, puisqu'il ne faut pas oublier l'amour du monde...

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Published by Jule Pilpus - dans Journal abstrait
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commentaires

SuKiE 04/02/2009 21:32

Je me sens proche de ces ecrits.si tu veux me lire, http://sukie.over-blog.com/.a bientot jespère :)