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26 janvier 2007 5 26 /01 /janvier /2007 20:43

Vous connaissez Grand Corps Malade et ses voyages en train ? Moi aussi, c'est pour ça que quand j'ai découvert son album, j'ai écrit ce texte que j'ai mis sur le livre d'or de son site.

Exercice de style façon Fabien GCM, j'espère que vous apprécierez, c'est l'histoire de toute ma vie...

 


Moi, j’ai connu l’amour mais il est trop vite parti

Il m’avait promis « toujours », mais ce salaud il s’est enfui

Il s’est barré un jour avec tout c’que j’avais d’meilleur

J’étais trop jeune, j’étais entière, il est parti avec mon cœur.

Et puis ma vie a continué et j’ai cherché mon cœur partout

Dans les soirées, dans les cafés, je n’ai croisé que des matous

J’flippais tellement de rater l’bon que j’suis montée dans tous les trains,

Même s’ils me promettaient rien de bon, ou qu’un avenir bien incertain

Et puis un jour, à une gare, je suis descendue à deux

Dans mes bras je tenais mon espoir, un ptit garçon tout malicieux

Il m’a surtout aidée à vivre, m’a raccroché un beau sourire

Dans une coquille un peu moins vide, moi j’ai continué à écrire

Quatre mois plus tard, sans crier gare, je suis remontée dans un autre train

Mais là, j’descend à chaque station pour m’assurer qu’c’est bien l’mien

Pis j’remonte à chaque fois quand même parce que j’peux pas m’en aller

Tourner la tête, faire le grand pas, même si on m’dis d’laisser tomber

Toujours ma vie se fout d’ma gueulle et me retourne comme une lame

Dès que j’aime, c’est une erreur et j’en tire que des bleus à l’âme

En fait ya pas qu’les accidents qui soient vraiment handicapants

Ya aussi toutes sortes de chocs qui handicapent les sentiments

Moi j’avance dans mon merdier comme une pauvre cloche franchement autiste

J’essaie de’m démerder pour ne pas m’faire sortir d’là piste

Mais à chaque fois qu’j’me casse la gueulle je croise le regard de mon fils

J’y puise le courage de m’relever, et puis d’me remettre encore en piste

Ça fait maint’nant treize longues années qu’mon cœur marche avec des béquilles

J’avance pas droit, j’veux plus grandir, je ferme les yeux et puis j’enquille

Bon, j’vais pas chialer sur mon sort parce qu’ya toujours bien pire que soi

J’vais aller m’rassoir parmi vous et écouter les autres voix

Moi aussi j’ai connu l’amour mais il est trop vite parti

Il m’avait promis « toujours », mais ce salaud il s’est enfui

Il s’est barré un jour avec tout c’que j’avais d’meilleur

J’étais trop jeune, j’étais entière, il est parti avec mon cœur.

Mais tous les jours j’me laisse une chance et j’essaie d’prendre un train d’avance

Et puis un jour, ce sera l’bon train, et ce s’ra comme une évidence

J’descendrais à chaque station pour bien m’assurer de ma chance

Et ce train-là aura un nom, qui rim’ra pas avec absence…


 

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Published by Jule Pilpus - dans Slam
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