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15 novembre 2006 3 15 /11 /novembre /2006 14:54

 

J’avais ouvert mes yeux d’argent pour te le dire

J’avais souri de ma bouche pour te le montrer

J’avais croqué de mes mains pour te le décrire

J’avais dansé de mon corps pour te le chanter

 

Mais cela n’a pas suffit...

 

Alors je me suis fait véhémente et altière

Et ma course aux étoiles n’a plus connu de bornes

J’ai soulevé les montagnes d’ombres et de poussières

Bref, j’ai pris, comme on dit, le taureau par les cornes,

 

Mais cela n’a pas suffit...

 

J’ai choisi la douceur et la persévérance,

Et je me suis soumise à tes lentes amours.

Puis j’ai dompté mes peurs, et caché mes errances,

Et je t’ai attendu, longtemps, jour après jour...

 

Mais cela n’a pas suffit...

 

Nos chemins nous façonnent, au fil de nos vies,

De bonheurs en détresses, d’amours en illusions,

J’ai tourné les talons, t’ai laissé aux orties,

Et de mon âme bleue j'ai effacé ton nom.

 

Maintenant, ça suffit !

 

Mais toi, tu as poussé et grandi loin de moi

Les orties t’ont nourri et pansé tes blessures

Sorti de mon oubli, soudain te revoilà

Et tu me dis « je t’aime ! Maintenant j’en suis sûr ! »

 

Est-ce que ça suffira ?

 

A ces mots toutes mes âmes se sont mises à s’ouvrir,

Mon cœur, à mon insu avait chéri ton nom,

Je lui ai dit « tais-toi, Cœur, ou je vais en mourir ! »

Il répondit « ben meurs ! Sans amour, à quoi bon... »

 

Je l’ai écouté,

Il a souri,

J’ai accepté d’aimer,

Et cette fois-là, ça a suffit...

 

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Published by Jule Pilpus - dans Poèmes
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