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29 mars 2006 3 29 /03 /mars /2006 16:04

 

Avant j’attendais, j’attendais toujours

Que quelque chose arrive, ou quelqu’un

Qui viendrait me tirer de ce mauvais pas qu’est ma vie

Qui viendrait me prendre par la main

Je croyais en cet espoir absurde,

Je croyais en cette attente

Je croyais à ces « je t’aime » que je savais de complaisance

J’attendais ce qui allait enfin changer ma vie

 

Je n’attends plus

Je n’ai plus cette force naïve de l’espoir

Je sais que rien n’arrivera qui viendra me sortir de moi-même

Que personne ne me prendra par la main

Que les « je t’aime » sonneront toujours aussi faux à mes oreilles

Je n’attends plus rien de ceux-là qui préfèrent ignorer que de risquer

Plus rien d’époustouflant, d’irréel ou d’imaginaire

L’inspiration s’est tarie dans les veines de mes doigts

Et s’est rassemblée en poussières

Je n’ai plus d’espoir inculte aux savantes vanités

Redescendue du piédestal ou l’on m’avait menée

Je ne vois plus de rendez-vous concoctés par le hasard

Je ne vois plus de signes qui t’expliquent par où aller quand l’avenir est flou

 

J’ai perdu cette foi qui soulève des montagnes de patience,

L’espoir, savoir qu’un jour enfin....

Pas de hasard pour moi, pas d’espoir, ni de porte de sortie

Rien que la faible lueur de mes mots

Rien d’autre qu’une pièce vide, dans un cerveau vide, et un cœur vide

Petite coquille vide qui donne le change

(Vous ne me verrez pas, personne ne le saura)

Pas de projets, plus d’espoir

Pas de hasard, plus rendez-vous

Les yeux du cœur des fous me contemplent et me lassent

J’ai énucléé mon cœur

J’y ai tranché dans le vif, tailladé à même les chairs

Et la douleur n’existait plus, je ne sais pourquoi

J’ai ouvert la porte aux autres, pour qu’ils puissent s’enfuir

Je suis vide d’eux, sans espoir ni avenir

Je ne sais plus rien faire, mes mains, inutiles

Je suis fermée pour inventaire, pour travaux, pour toujours

Je n’existe plus que dans les rêves les plus fous

Si j’y existe encore

Anesthésiée, nue à leurs yeux, à vif mon regard vide de sens

Brûlée à mon propre jeu,

Retenue sans cesse à la case départ

Je cours en rond comme un hamster dans sa cage

Poussée par l’idée d’arriver alors que nul but ne se profile

J’ai joué, j’ai perdu

Je ne serai jamais cette fille splendide et efficace dont j’ai tant rêvé

 

Mais sans cesse, le même rêve, sournois, vient me tarauder

(Moi qui jamais ne rêve de mes hommes)

Pourquoi celui-ci viendrait-il sans répit me hanter ?

Ultime espoir, noyé dans la lassitude interminable des jours abscons

Ma vie s’y déroule à mesure de mes jours, interminable ribambelle

Et tout m’est imputé, tout est de ma faute,

J’aurais tant pu faire que je n’ai jamais fait

Aujourd’hui je suis si vide, si laide

A moi la faute, à moi la faute...

 

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Published by Jule - dans Poèmes
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commentaires

Ryan USHER 29/03/2006 16:58

Salut! Un tres bon blog, une belle ecriture! Bravo!

Jule 29/03/2006 20:06

merci ryan, merci de tout coeur !