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23 février 2006 4 23 /02 /février /2006 20:31

 

Sordide énumération des courroux carencés

Tu cuis et tu brûles dans l’attente imminente d’une quelconque canicule.

Quand j’en aurais fini de craqueler mes regards

Tu pourras entrer sans mot dire car les mots seront des tortures horribles à mes oreilles.

Silencieux, silencieux….

  

 

Sortons au fait de ce périple

Suivons les traces des fous

Ouvrons les yeux du cœur car seuls ils voient l’essentiel

Ils savent les chemins qui mènent jusqu’au ciel

Et se noient à outrance pour éviter de voir

Puis meurent

En silence, crient des couleurs qui n’existent pas,

Et ne résistent pas

Fermés le temps d’une vie ils assistent au trépas

  

 

Ils sont, restent, le souffle guidant mes pas

Je les ai rouverts à leur insu

Par surprise, ils ont vu

Je ne m’y attendais pas

Ils sont aveugles alors qu’ouverts et clairvoyants bien que fermés.

Je leur couds les paupières pour bien m’en protéger

De toi

De moi

De souvenirs si beaux qu’à tant les regretter dix ans en furent gâchés

J’ai peur

  

 

Peur de rouvrir cette vanne

Peur aussi de la laisser à jamais refermée

Peur de me contenter de ce que je peux maîtriser

Peur de couler dans cet océan de larmes généreuses et dorées

Peur de m’y noyer

Peur de ces dix années passées à te chercher

Peur de t’avoir enfin trouvé

Toi, cet homme capable de m’ouvrir

De briser mes défenses pourtant si bien armées

Cet homme qui me désarme ne quitte pas mes pensées...

 

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Published by Jule - dans Poèmes
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