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13 septembre 2007 4 13 /09 /septembre /2007 13:03

Je  piétine entre mes innaccessibles et mes impossibilités.
Il n'y a rien que je puisse faire sauf partir et me cacher, être seule...

Comment d'autant de spontanéité ne résulte que lourdeur et différences, je m'imagine  en-dessous , étouffée par tant de pesanteur,  assoiffée  et ivre  en même temps.

il  y des jours  enjoués où tout semble possible, simple et facile, ou chaque geste  coule de source, ou la vie  s'enroule dans  le corps  et s'épanouit  dans  l'âme.

Mais  comment retenir cet insolent plaisir des sens, comment le retenir sans l'emprisonner ?

Mais qui est cet autre qui vient vers moi, avec pour seule arme son désarroi et ses peurs ?

Je tremble à chaque instant d'être découverte par les brigades anti-plaisir.
Comme pour les allocs.
Tu rembourses le trop-perçu auquel t'avais pas droit. 

    "Ah, mais madame, vous n'aviez pas droit à tout ça, c'est une erreur de notre part, veuilliez nous excuser, nous vous prélèveront 30% de votre plaisir mensuel durant 6 mois...." protestations bégayées version gribouilli sonore... "Je sais, madame, mais c'est la procédure, vous savez, moi je ne peux rien faire d'autre que de l'appliquer. (crétin des Alpes!!!) Et encore, si vous aviez un statut habituel, on aurait pu fermer les yeux, mais "artiste", madame, c'est pas sérieux ça, c'est pas fait pour être heureux un artiste, sinon ça n'a pas d'intérêt."
Le trop-perçu de plaisir, vous croyez que ça existe ?
Et qu'on doive rembourser ?

Je suis coupable d'innocence...

(quel est le cerveau qui a pondu cette phrase... Cocteau, peut-être...)

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Published by Jule Pilpus - dans Journal abstrait
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